This creative thesis is about the new challenges of weightlessness and lightness faced by a number of contemporary artists.We are living in a increasingly heavy world, yet artists are exploring ways to escape this gravity to reach a theoretical weightlessness. Because the way to display weightlessness doesn’t exist in terms of physics: it’s the phenomenon of free-falling which creates this feeling of oating. So I seek to test the weight(less)ness concept, which explores this oat and fall dialectic in numerous works, mainly sculptural. I’m questioning my own practice of sculpture, installation and drawing, through the prism of weight(less) ness, which builds an actual connection to the world and to the act of creation. I’m using the intrinsic property of the material to generate feelings of weight or lightness. I’m also questioning the act of hanging a work in the exhibition space : nowadays, has suspension become the new pedestal of a sculpture ? From the exhibition space to cosmic Space, artwork increasingly gains presence beyond earth’s boundaries, ever since the conquest of space. It’s created in Space and for Space : has cosmic Space become the new place for art? Through gures of falling, of ight, of suspension, of imaginary spaces, and even gures of invisibility, weight(less)ness builds a veritable guiding light through contemporary creation. 

Cette thèse de création porte sur les nouveaux enjeux de pesanteur et de légèreté revendiqués par un certain nombre d’artistes contemporains. Nous vivons dans un monde de plus en plus pesant et pourtant les artistes explorent des moyens de s’extraire de cette gravité pour atteindre une apesanteur théorique. Car l’apesanteur telle que nous nous la représentons n’existe pas en terme de physique : il s’agit d’un phénomène de chute libre qui crée l’impression de flottement. J’interroge donc la notion d’(a)pesanteur, qui prend en considération cette dialectique de l’envol et de la chute, au sein de nombreuses œuvres, principalement sculpturales. Je questionne ma pratique de la sculpture, de l’installation et du dessin à travers le prisme de l’(a)pesanteur, qui construit un véritable rapport au monde et à l’acte de création. J’utilise les propriétés intrinsèques du matériau afin de générer des sensations de poids ou de légèreté. J’interroge également l’acte de suspendre une œuvre dans l’espace d’exposition: la suspension serait-elle aujourd’hui devenue le nouveau socle de la sculpture ? De l’espace d’exposition à l’Espace cosmique, l’œuvre d’art est, depuis la conquête spatiale, de plus en plus présente hors des frontières terrestres. Elle est créée dans l’Espace ou pour l’Espace : l’Espace cosmique serait-il devenu le nouveau lieu de l’art ?

A travers les figures de la chute, de l’envol, du suspens, de l’imaginaire spatial, et jusqu’aux figures de l’invisible, l’(a)pesanteur tisse un véritable fil rouge à travers la création contemporaine. 

© 2016 Mathilde Jouen

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