L’Espace est pour moi un territoire de création et il implique la notion de voyage. Un voyage tout d’abord intérieur.

Partir du noir.

Venir éclairer le noir.

Générer la forme lumineuse et la matière.

Construire des galaxies, des Univers, des objets spatiaux, imaginer des espace inter-sidéraux : c’est finalement à l’origine même de l’acte créateur si l’on considère le Big Bang comme le tout premier acte de création.

L’Espace avec un grand « E » est un vecteur de créativité depuis toujours. L’immensité de l’Univers a toujours fasciné l’Homme, d’un point de vue artistique ou scientifique. C’est selon les alignements des étoiles et des planètes visibles à l’oeil nu que les Hommes ont crée les grands mythes, les royaumes divins, et c’est grâce aux astres qu’ils ont déterminé le temps humain. C’est grâce aux mythes que les Hommes ont expliqué, dans un premier temps, les phénomènes physiques qui les laissaient perplexes et qui leur inspiraient la crainte. La science prendra le relais beaucoup plus tard dans l’Histoire de l’Humanité afin de donner des explications logiques et rationnelles aux phénomènes terrestres. Mais ce n’est pas pour autant que la créativité et l’imaginaire ont cessé de projeter tous les questionnements existentiels humains sur le ciel étoilé. Bien au contraire, plus la science va se développer, plus les artistes vont investir cet imaginaire scientifique, et particulièrement celui de l’astronomie ou de l’astrophysique, afin de parler de leur propre condition humaine.

© 2016 Mathilde Jouen

Toute reproduction interdite

  • Facebook Clean
  • Twitter Clean