Ligne 13, 2012, acier, papier, 250 x 5 cm

La pesanteur s’interroge physiquement dans le déplacement ou dans l’immobilité. Partout, nous l’expérimentons et les objets/machines qui nous déplacent ne manquent pas (avion, train, métro, escalators…). De mes trajets urbains est issue une installation que j’intitule Ligne 13 , en référence à la ligne de métro que j’emprunte régulièrement. Le métro est pour moi le lieu de la pesanteur absolue. Là où, sous terre, le corps se tasse sous le poids écrasant des visages lourds et de l’horizontalité du temps. Seul support de verticalité, seul remède à la chute : la barre du métro. Elle trône ici dans l’espace d’exposition, un lieu de contemplation, immobile et serein. En perdant son espace originel, cet objet perd son sens, sa fonction, et devient ligne abstraite. Cette figure du déplacement voit son poids symbolique s’évaporer et laisser place au sensible.

© 2016 Mathilde Jouen

Toute reproduction interdite

  • Facebook Clean
  • Twitter Clean